En cette journée internationale de la femme…

“La femme remonte, comme je l’ai déjà dit, à la plus haute antiquité. Elle a une très grande importance. Sans elle l’homme serait orphelin. Il vivrait comme un veuf. Au Café du progrès. En buvant du vermouth-cassis jusqu’à 2 heures du matin. Et en fumant des cigares bon marché. Son foie n’y résisterait pas. Ses doigts seraient jaunes de nicotine. Il mènerait une vie misérable, qui le conduirait rapidement au tombeau. Ses orphelins seraient inconsolables. Privés de bachot, et même d’études sérieuses, par de si tristes circonstances, ils fréquenteraient des compagnies douteuses. Ils vivraient de “hold up”, de rapines, d’auto-stop. Ils se laisseraient pousser les cheveux jusqu’aux omoplates, et la barbe jusqu’au nombril. Ils fumeraient la marijuana. Ils se mettraient des colliers de fleurs. Ils se décalqueraient des pivoines sur le front et des femmes nues sur la poitrine. Ils s’assiéraient sur le bord des trottoirs, et ils joueraient de la mandoline dans les capitales étrangères. Et parfois même du banjo hawaïen. Avec la femme, au contraire, tout change.”
Alexandre Vialatte, Chronique du Spectacle du Monde n° 86, mai 1969.

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Golden circle de Simon Sinek

Le concept du “Golden Circle” ou cercle d’or, de Simon Sinek, établit une hiérarchie entre les trois questions que l’on doit se poser en tant que leader et auxquelles on se doit de répondre lorsqu’il s’agit de communiquer avec ses clients.

Le cercle se décompose en trois couches :

  • Quoi : A priori toutes les organisations, entreprises ou personnes savent ce qu’elles font…
  • Comment : Quelques-unes d’entre elles savent “comment” elles le font, c’est la proposition de valeur qui les différencie des concurrents.
  • Pourquoi : Cependant, rares sont celles  à savoir “pourquoi” elles font ce qu’elles font.
    why how what Simon Sinek
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L’homme sage doit conserver un vice pour ses vieux jours. Alexandre Vialatte.

“L’homme sage doit conserver un vice pour ses vieux jours. Il en mène une vie plus ardente. Beaucoup de vieilles dames se passionnent pour le jeu. Elles ont de grands nez crochus, les joues creuses, les bras maigres, les doigts griffus et des toilettes extravagantes. Des bijoux, de la poudre de riz et un maquillage excessif. Déconseillons cette aventure. Elles finissent en folles de Chaillot.
L’avarice est beaucoup plus sage. Elle n’absorbe pas moins que le jeu, elle dévore son homme tout autant. Elle lui impose un régime très sobre qui le fait vivre jusqu’à cent ans. Elle multiplie son ingéniosité, elle aiguise son intelligence. Elle l’enrichit considérablement. Elle le rend cher longtemps à ses neveux, à ses nièces, à tous ses futurs héritiers. Elle lui impose des rites qui l’occupent, des privations qui le fanatisent, des férocités passionnantes qui l’entretiennent dans l’allégresse. Elle le rend vif, mordant, coriace, impressionnant et même typique. Elle tire de lui le plus vrai et le plus sec de lui-même. Elle confère à sa silhouette un caractère extrêmement accusé : les grands avares ont la tête de Voltaire sur un corps de lapin écorché. Rien n’est plus beau que de les voir dans leur cave compter des sous à la lueur d’une chandelle entre un nid de chauves-souris et une toile d’araignée. l’avarice est un sport total. On ne saurait trop conseiller l’avarice. Elle n’est d’ailleurs qu’une des aspects d’une passion bien plus générale : la passion du collectionneur.
La passion du collectionneur dépasse toutes les autres en violence. les spécialistes assurent qu’un homme, sous son empire, peut tuer pour une assiette à fleurs dont un profane ne donnerait pas deux sous ou pour un timbre de trois centimes. De couleur jaune. Représentant une tête de bœuf. Ou même de lapin domestique. Il paraît qu’il est effrayant d’assister aux fureurs d’un vrai collectionneur. Sa patience attend des années. Sa colère est brutale, ses effets meurtriers. On a vu des collectionneurs empoisonner à l’arsenic toute une famille de personnes respectables, amies des lois et très utiles à la société, pour un sous-bock ou un piège à puces qui manquaient à leur collection (…)
Et c’est ainsi qu’Allah est grand.”
Alexandre Vialatte, Chronique de La Montagne, 16 avril 1967

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Intelligence artificielle ou imbécillité artificielle

intelligence artificielle

“Aucun des concepteurs de l’« intelligence artificielle » n’a pour but de faire une machine si sophistiquée qu’elle parvienne à cet exploit de déclarer par sa voix de synthèse : « Débranchez-moi, s’il vous plaît, je suis insuffisante. » Si l’« intelligence artificielle » visait la stupeur, et non le calcul, ce serait vraiment le signe de son intelligence, c’est-à-dire de son ouverture à ce qui la dépasse. La machine se mettrait à jeûner d’électricité et à prier pour être arrachée à la prison du calculable. Mais avec une telle perspective, je le crains, le projet de fabriquer une « intelligence artificielle » n’aurait jamais vu le jour.

Je suis même tenté de penser que l’horizon des fabricants de computeurs n’est pas tant l’intelligence que l’imbécillité artificielle. Car l’imbécile n’est pas celui qui consent à la stupeur. C’est celui qui a réponse à tout. Incapable de s’ouvrir à ce qui le transcende, à l’autre, à l’événement, il mouline tout dans son petit système. Or un système informatique sait très bien s’enfermer dans un système. Manié par une intelligence humaine, il peut rendre des services ; mais, conçu de telle sorte que l’intelligence humaine doive s’en remettre à lui, il permet à l’imbécillité de réaliser des prouesses remarquables.”  Fabrice Hadjadj.

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Steve Jobs

“Quand tout s’affaiblit et se ralentit dans la vie d’un peuple, il commence à parler d’efficacité. Il en va de même de l’homme lorsqu’il sent son corps délabré, il commence alors pour la première fois à parler de santé.” G.K Chesterton, Hérétiques, 1905.

steve jobs humour
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De la bourgeoisie…

” On a voulu, à tort, faire de la bourgeoisie une classe. La bourgeoisie est tout simplement la portion contentée du peuple. Le bourgeois, c’est l’homme qui a maintenant le temps de s’asseoir. Une chaise n’est pas une caste. “
Hugo – Les Misérables, Tome IV (1890)
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